Procrastiner : comment ne plus remettre à plus tard ?

Dans ce quatrième épisode d’OSE&ÊTRE, j’ai décidé de parler du fameux verbe « procrastiner ».

Que signifie procrastiner ?

Procrastiner, un verbe de plus en plus employé, consiste à reporter systématiquement au lendemain une tâche que tu dois faire.

Généralement, tu sais que tu dois faire cette tâche que tu as dans ta do list. Pourtant, tu te dis : « OK, je n’ai clairement pas le temps de faire cette tâche aujourd’hui. Je la ferai donc demain. ». Malheureusement, le lendemain, tu dis exactement la même chose. Un mois après, tu te retrouves toujours dans la même situation.

Je vais aujourd’hui voir avec toi comment gérer cette procrastination sans culpabiliser. En effet, procrastiner de temps en temps est acceptable car remettre au lendemain n’a jamais tué personne !

Néanmoins, je vais t’expliquer dans cet article pourquoi il est important de limiter la procrastination dans ta vie et surtout comment lutter contre cette mauvaise habitude.

Pourquoi faut-il limiter la procrastination ?

Tout d’abord, une tâche toujours reportée pourrit ton esprit et contribue donc à ta charge mentale. En effet, chaque matin, tu te réveilles avec cette idée en tête qui te poursuit toute une journée.

Deuxièmement, tu auras tendance à culpabiliser quand tu procrastines. Cette émotion négative qui n’apporte rien de bon est à bannir dès que possible.

Enfin, l’analyse de ta procrastination peut révéler beaucoup de choses sur toi et contribue à mieux te connaître. C’est pourquoi, il est toujours intéressant d’étudier ce blocage, ce trouble émotionnel afin de savoir ce que tu aimes, ce qui est bon pour toi.

Quelles sont les tâches pour lesquelles tu as tendance généralement à procrastiner ?

Pour commencer, réfléchis et liste toutes les tâches pour lesquelles tu auras tendance à le plus procrastiner.

Puis, je te laisse choisir la tâche qui t’embête le plus en ce moment et que tu n’arrêtes pas de reporter. Comme ça, nous pouvons ensemble traiter directement le problème.

C’est bon, tu as un exemple en tête.

Je vais pouvoir t’aider à traiter ta tâche à procrastination grâce à ma méthode qui est un arbre de décision.

Un arbre de décision pour traiter les tâches à procrastination !

Trois questions sont nécessaires :

  • Suis-je motivé.e ? Mon objectif est-il clair ?
  • Cette tâche à procrastination est-elle vraiment indispensable ?
  • Cette tâche à procrastination m’oblige-t-elle à sortir de ma zone de confort ?

Tu trouveras ci-dessous l’arbre de décision avec les actions à mettre en place en fonction de tes réponses :

Aucunement motivé.e  et cette tâche n’est pas indispensable

Je te propose donc de l’éliminer car cette solution te permettra de libérer ton esprit et d’améliorer ta charge mentale. Je t’assure qu’en éliminant cette tâche, tout va bien se passer.

Même si cette tâche est indispensable, je procrastine car  je ne suis pas motivé.e

Je te conseille de planifier cette tâche en essayant de soigner ton environnement. Choisis les conditions te permettant d’être le plus efficace possible pour la traiter.

Par exemple, quand j’étais salariée, j’utilisais énormément le télétravail pour les tâches à procrastination. J’avais un environnement calme où je savais que je ne serais pas interrompue. J’étais aussi conditionnée par un vrai plan de bataille pour traiter cette tâche hyper tenace !

Si cette tâche est très importante pour toi, je t’invite à la scinder en plusieurs tâches de 10 à 15 mn pour que la pilule soit moins douloureuse à avaler.

Petit conseil pour ces tâches indispensables : dès que tu peux, délègue-la. En effet, tu as bien compris le sens de cette tâche. Cependant, tu commences à comprendre que tu n’aimes vraiment pas la faire. Il est par conséquent préférable de mieux utiliser ton temps et tes talents à bon escient. Alors dès que tu peux, délègue !

Je suis motivée et cette tâche ne me fait pas sortir de ma zone de confort

Si tu procrastines dans ce cas, je pense qu’il doit y avoir un problème. Tu dois certainement te mentir à toi-même. Je te propose donc de te demander si l’objectif de cette tâche à procrastination est vraiment très clair pour toi.

J’ai tendance à procrastiner quand je sors de ma zone de confort

Je te conseille donc d’adopter la politique des petits pas : réfléchis à ta première petite action à faire qui te permettrait d’avancer sur cette tâche.

Par exemple, tu dois faire une présentation de 40 slides. Tu vois la montagne qui est juste énorme. Je te propose de planifier la rédaction des 4 premières slides parce que l’important pour sortir de la procrastination est d’être dans l’action.

Parfois, les challenges et les enjeux sont tellement importants que tu es tétanisé.e devant la tâche. Mon conseil est d’analyser tes émotions car tu as certainement tout simplement peur. Tu imagines ce qu’il peut se passer. L’enjeu est très important pour toi. Tu as certainement peur d’être déçu.e.

Comment ai-je géré mes propres procrastinations ?

Quand je suis face à ce type de situation, je n’attends surtout pas de savoir comment je ferai exactement cette tâche. Je me fais confiance et je prends juste la décision de le faire. Je me dis que je saurai comment faire après.

Par exemple, avant de créer le podcast Ose&être, j‘étais dans une dynamique de grande procrastination. Pourtant, je savais que c’était important pour mon business. Malheureusement, je n’arrivais pas à m’y mettre.

J’ai donc réfléchi au premier petit pas à faire pour sortir de cette procrastination : créer une petite communauté d’amis pour tester mes premiers podcasts. J’ai écrit un mail en quinze minutes et quinze autres pour créer un groupe Whatsapp. Par conséquent, j’ai pu recueillir des feedbacks positifs et des axes d’amélioration. Grâce à ces échanges, j’ai eu en confiance et me suis dit qu’après trois épisodes seulement que je pouvais me lancer !

Découvre un autre article sur le sujet de procrastination sur le blog « la procrastination quand tu nous tiens ».

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